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Appel - Journée transversale : Le progrès Entre croyance et fait de science

Journée transversale - A envoyer au 8 février 2015

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Le progrès : Entre croyance et fait de science

Journée transversale de l’ED 472, le 8 avril 2015

Présentation :

L’Ecole doctorale de l’EPHE convie les doctorants contractuels de première année à organiser une journée d’étude transversale aux différentes mentions. L’objectif est d’amener à la rencontre de nos disciplines, nos objets d’études et nos approches personnelles, dans le but de nous enrichir de ces partages. Nous avons donc le plaisir d’inviter tous les doctorants de l’EPHE à participer à cette journée d’études qui se penchera cette année sur la notion de progrès.

Le progrès désigne dans l’absolu la transformation graduelle d’une chose, sans préjuger du sens positif de la transformation évoquée ; cependant, il est entendu généralement comme un mouvement d’un moins vers le plus ou le mieux. La question n’est ainsi pas de savoir si le progrès peut être négatif — puisque la réponse est oui —, mais de comprendre pourquoi, au lieu d’être constaté et traité comme une simple réalité, le progrès donne lieu à des analyses et à des prises de position idéologiques, des éloges ou des condamnations, des espoirs ou des craintes.

Trois grands axes peuvent être dégagés, sans être exhaustifs :

  • Les enjeux de définition de la notion de progrès.

Le progrès peut être compris d’une part comme un fait objectif et un fait de science, ce qui pose la question de l’élaboration de ses critères de mesure et d’évaluation, de leur objectivité ou de leur caractère arbitraire. En outre, à partir des fins du progrès, apparait le problème des moyens et des vecteurs du progrès technique et de ses enjeux politiques et éthiques. Enfin, le progrès peut recouvrir des significations bien différentes selon le champ qu’il concerne : faudrait-il alors différencier les diverses acceptions du progrès en fonction des secteurs considérés (progrès technique et scientifique, économique, ou perfectibilité « morale ») et de leurs normes ? D’autre part, le progrès peut être entendu comme un fait subjectif, c’est-à-dire comme représentation(s), idée(s), ou idéologie(s).

  • L’histoire du progrès.

L’acception moderne du progrès correspond à un moment historique particulier — la seconde moitié du XVIIIe siècle —, cependant, il pourrait apparaître aussi sous d’autres formes, à des périodes antérieures, par exemple avec la question du « progrès spirituel » chez les auteurs chrétiens de l’Antiquité ; en outre, il a suscité des contre-idéologies et a été remis en cause au XXe siècle. Deux champs s’ouvrent alors : l’histoire d’un concept, celui de progrès, et l’histoire d’un champ, celui du progrès, avec ses rythmes, la linéarité et l’aspect cumulatif de son processus (à questionner), et la question de son rapport avec le hasard. Le progrès est-il une longue ligne ascendante ou n’est-il que l’histoire d’accidents heureux ? Pourrait-on faire une contre-histoire du progrès, à travers les ratés et les embûches ?

  • Le sujet face au progrès.

Le positionnement de l’homme vis-à-vis du progrès, c’est-à-dire la question des résistances ou des adhésions, constitue une dernière piste de réflexion : le progrès est-il une idéologie universelle qui écrase l’individu ? Ou bien est-il une caractéristique inhérente à l’humain, soit en tant qu’évolution et adaptation de l’espèce, soit en tant que projet prométhéen ? Par ailleurs, doit-on voir une disjonction entre progrès technique, éthique et recherche du bonheur (problèmes écologiques, bioéthiques) ? La participation à la journée transversale de l’Ecole Doctorale est ouverte à tous les doctorants de l’EPHE. Les propositions de communication devront être rédigées en français et ne pas excéder 1500 signes.

Elles sont à envoyer jusqu’au 8 février 2015, à l’adresse suivante transversale2015.ephe gmail.com, les notifications d’acception seront envoyées avant la fin du mois de février.


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